Shun était assit
sur la balançoire du domaine des Kido et se balançait doucement
d’avant en arrière, les yeux rivés vers le ciel. Sa vie
n’avait été qu’une longue et interminable lutte. Pour
l’honneur, pour l’amitié, pour la paix. Mais jamais
pour lui-même, toujours pour les autres. C’était ça, selon
lui, être Chevalier. Mais, maintenant qu’il avait le pouvoir
de vivre avant tout pour lui, le destin semblait vouloir faire de
lui la dernière victime. Le dernier
sacrifice.
Il baissa la tête et
regarda ses pieds nus caresser l’herbe chaude du jardin.
Voilà près de deux heures que Saori était repartit pour
l’olympe annoncer aux Dieux qu’il acceptait
l’ultimatum. Mourir pour affaiblir Hadès afin que le sceau
d’Athéna fonctionne, mourir pour la paix. C’est avec
une certaine sérénité et un honneur évident qu’il avait
accepté. Mais, celui qui ne semblait pas du tout d’accord,
c’était bien Ikki.
Depuis la fin de
toutes ces guerres, lui et son frère étaient devenus encore plus
proche, Ikki semblait vouloir oublier son côté trop sombre et
solitaire et restait constamment près de lui. Parfois même, ils
dormaient ensembles. Et tout ça c’était depuis leurs vacances
qu’ils avaient pris tous les cinq avec Saori une fois
qu’ils furent rétablis. Ils étaient partis sur une île
française appelée l’Île de la Réunion et y avait passé quatre
semaines entières pendant lesquelles ils se baignèrent, flânèrent,
se promenèrent et tout un tas de trucs de fainéant que les humains
aimaient pratiquer. Tous leurs liens s’étaient
renforcés.
Aujourd’hui, même si Shiryu
retournait le plus souvent aux Cinq Pics près de Shunrei et Hyôga
avait ses responsabilités de chef de village en Sibérie, ils
vivaient tous à la Fondation Graad et aidait même en y travaillant,
aidant les divers orphelins de divers pays à trouver une famille où
s’intégrer. Leur principale occupation était
l’orphelinat dans lequel ils avaient
grandis.
Shun stoppa la
balançoire et se leva. L’herbe était chaude sous ses pieds
aussi, c’est les mains dans les poches et le visage levé vers
le ciel qu’il reprit le chemin de la Fondation. Mais,
derrière lui, il sentit un cosmos qu’il connaissait sur le
bout des doigts. Il s’arrêta, attendant que son aîné le
rejoigne. Il le sentit s’arrêter juste derrière son dos et
perçut la chaleur de son corps. Dans un soupir, il prit la
parole.
-
Ikki … s’il te plait. J’ai pris ma
décision.
Court
silence.
-
Je sais, murmura le grand frère d’une voix rauque,
mais si tu meurs j’aimerais te suivre dans la
mort.
Shun soupira et
ferma les yeux, le visage bas.
-
Tu sais ce qu’il arrive aux Chevaliers
d’Athéna qui finissent aux Enfers ? demanda
Ikki.
-
Oui, je sais.
Nouveau silence.
Prit d’un frisson, Shun se frictionna les bras. Son grand
frère se pencha à son oreille.
-
Ne fais pas ça, murmura-t-il d’une voix
tremblante.
Shun n’osait
même plus parler. Certes son frère avait gagné en sensibilité
depuis la fin de toutes ces batailles, mais de là à imaginer son
frère le pleurer et tomber dans la dépression c’était au-delà
de ses forces.
-
Tu es bien plus fort que moi Ikki, répliqua-t-il
doucement dans un sourire triste, tu as survécu à bien pire
non ?
Le Phénix ne
répondit pas et, dans un dernier geste désespéré, passa ses deux
bras puissants autour des épaules de son petit frère et le pressa
contre son torse. Il ferma les yeux, profitant de ce dernier
instant de paix. Le vent qui souffle dans les feuilles, le soleil
qui réchauffe leur peau et Shun, toujours si fragile entre ses
bras. Celui-ci releva la tête.
-
Ikki …
Oui, lui aussi
l’avait sentit. Athéna était de retour sur Terre et elle
était accompagnée d’un puissant cosmos qu’ils avaient
déjà tous ressenti lors de leur toute dernière bataille.
Zeus.
-
Viens.
Ikki s’empara
de la main de son cadet et le dirigea vers la
balançoire.
Au bout de quelques
minutes, Zeus éclatant dans son armure d’or et
d’ivoire, arriva dans le jardin accompagné d’Athéna.
Les cinq Chevaliers Divins étaient là. Ikki poussait doucement son
petit frère sur la balançoire et Seiya, Shiryu et Hyôga étaient
assis dans l’herbe. Tous avaient les yeux rivés sur le Dieu
des Dieux.
Lorsqu’ils
arrivèrent près des Chevaliers, les deux frères se figèrent et ceux
qui étaient assis se levèrent. Tous regardaient Zeus dans les yeux
hormis Shun, qui continuait de fixer le ciel et lui accordèrent un
bref signe de la tête en guise de salut. Saori ne releva pas le
manque de discipline chez ses Chevaliers et posa doucement le bout
de son sceptre sur le ciel, laissant le cercle d’or
s’élever vers le ciel.
-
Mes amis, dit-elle doucement, je
…
Mais sa gorge se
noua et elle baissa les yeux, les épaules basses. Son âme ne
cessait de hurler : que tout cela cesse ! Pourquoi tant
de choix difficile maintenant que règne la paix ! Personne
n’osa bouger pendant plusieurs minutes avant que Shun ne se
décide à poser le pied à Terre et s’avancer vers Zeus.
Celui-ci le regarda sagement approcher, les yeux incroyablement
brillants. Arrivé à quelques pas du Dieu des Dieux, Shun
s’agenouilla avec respect.
-
Mon Seigneur, dit-il humblement.
Suivant son exemple,
derrière lui les quatre autres Chevaliers Divins
s’agenouillèrent. Athéna soupira de soulagement et un sourire
triste orna ses lèvres quelques secondes.
-
Relèves-toi jeune Chevalier, tonna la voix du Dieu, ton
courage nous honore tous ainsi que celui de tes
compagnons.
Shun se redressa,
suivit de près par ses frères d’armes. Loin derrière, Ikki
observait son petit frère faire face à celui qui fut leur dernier
ennemi et fut submergé par une bouffée de fierté en voyant son
cadet si droit et courageux qui attendait la
mort.
Quant au Chevalier
d’Andromède, il était parfaitement conscient de paraître
totalement détendu et sûr de lui, mais en réalité il était mort de
trouille en dedans. Il avait peur bien évidemment, il ne voulait
pas mourir il voulait vivre ! Vivre enfin et profiter de cette
paix qui leur avait été accordé. Mais non, son destin à lui
n’était pas de vivre.
-
C’est avec honneur et fierté que moi ainsi que tous
les Dieux de l’Olympe honoreront ton
courage.
Zeus brandit son
sceptre orné d’un éclair et Shun ferma les yeux, les bras
légèrement écartés. Seiya détourna le regard, les larmes aux yeux,
Shiryu resta les yeux fixés sur son ami et compagnon d’arme,
Hyôga ferma les paupières en baissant la tête et Ikki, les poings
fermés et le visage tordu de colère, jurait en son fort intérieur
de se venger de cette injustice un jour. Son frère, son petit frère
qui lui avait été arraché, il avait mit du temps à le retrouver,
ils s’étaient battus ensembles et avaient vécu ensembles
toutes les pires choses du monde. Shun s’était battu
vaillamment et à présent il allait mourir ici, dans le jardin de la
Fondation Graad par la main d’un Dieu ? Pour le
Chevalier du Phénix, c’était un affront
honteux !
Shun poussa un
soupir et sentit toute énergie quitter son corps. Son cosmos se
réfugia au plus profond de son cœur et il sentit une grande
sérénité l’envahir. Lorsque l’éclair, nourrit par le
tout puissant cosmos de Zeus, sortit du sceptre pour venir le
toucher de plein fouet, il ne ressentit aucune douleur mais plutôt,
une fatigue extrême et aussitôt, il se retrouva à genoux. Il
sentait toute l’électricité parcourir chaque centimètre carré
de son corps et c’était très désagréable. Très vite, Shun se
sentit sortir de son corps et puis, une puissance et une douleur
sans précédent l’envahit et c’est dans un cri de
désespoir qu’il tomba dans le noir.
Lorsqu’il
reprit connaissance, sa tête bourdonnait si fort qu’il avait
l’impression qu’un essaim d’abeilles y avait élu
domicile. Il cligna plusieurs fois des yeux et, soit il rêvait,
soit il se trouvait dans sa chambre à la Fondation. Une chaleur
dans sa main lui fit tourner la tête et c’est avec une
certaine surprise qu’il découvrit Ikki, le tenant par la
main, qui dormait profondément la tête posée sur son bras. En y
regardant de plus près, Shun réalisa qu’il faisait nuit.
Tendrement, il caressa les cheveux de son aîné qui eut un frisson
et redressa légèrement la tête en marmonnant avant de la reposer.
Shun sourit tendrement. S’il était aux Enfers, alors les
Dieux semblaient avoir été cléments.
Ikki daigna enfin
cligner des yeux et le regarda encore légèrement embrumé par le
sommeil. Shun poussa un rire attendrit.
-
Je suis mort ou … je rêve ? demanda-t-il
doucement.
Ikki passa une main
sur son visage. Il se redressa légèrement.
-
Y’a eu comme un problème, dit-il d’une voix
encore enrouée, Zeus a été incapable de te tuer. Sa force
s’est retournée contre lui et l’a envoyé dans les
ronces. Toi, tu es tombé évanoui.
-
Quoi ! s’écria Shun en se redressant. Mais je
n’ai rien fais ! Je ne me suis absolument pas
défendu !
-
Se n’était pas toi.
Shun concentra son
regard vers le fond de la pièce plongée dans le noir et reconnu
immédiatement les yeux profonds et brillants comme des saphirs de
son ami Hyôga.
-
C’était Hadès, termina-t-il, nous l’avons
tous senti agir à travers toi.
Shun sentit toute
chaleur quitter son corps et il serra d’avantage la main
d’Ikki. Celui-ci ne le quittait pas des yeux, le visage dur,
comme affirmant les dires du Chevalier du
Cygne.
-
Non je … se n’est pas
…
Shun n’en
revenait pas, il n’avait rien sentit, il ne s’était
douté de rien et le Dieu des Enfers avait prit possession de son
corps pour le sauver d’un châtiment divin. Il était sans voix
et des larmes amères embuèrent ses yeux. Alors Hadès avait libre
contrôle sur son corps quand ça lui chantait sans qu’il
puisse se défendre !
-
Athéna est remontée sur l’Olympe avec lui, les
Dieux délibèrent de nouveau, reprit Hyôga toujours aussi
calme.
-
Délibérer délibérer ! gronda Ikki en se retournant.
Y’a rien à délibérer Zeus s’est fait torché point
barre !
-
Mais si …, bredouilla Shun les larmes aux yeux, si
… Hadès est déjà capable d’agir à travers moi alors
… il a récupéré assez de puissance
non ?
Ikki fit volte face
et approcha violemment le visage de son petit frère du sien. Il
avait l’air très en colère.
-
Hors de question que tu le laisses allez et venir comme
ça tu m’entends ! déclara-t-il brusquement. Tu es assez
fort pour lui résister alors commences pas à
pleurer !
Mais Shun était en
larmes. Hyôga s’approcha doucement et saisit l’une des
épaules d’Ikki sur laquelle il exerça une faible
pression.
-
Ikki, lâches-le.
Le Phénix relâcha la
pression sur le cou de Shun et caressa doucement sa joue humide.
Plus aucune parole ne fut prononcée jusqu’à ce que Shun
s’endorme, la main dans celle de son
aîné.
Loin de ça, Athéna
était de nouveau assise sur son trône entouré des Dieux de
l’Olympe. En face d’elle, toujours aussi grand et
majestueux, Zeus surplombait tous les autres par sa
taille.
-
C’est impossible ! s’écria Perséphone le
visage rouge de colère. Hadès est toujours coincé dans les Enfers
je le sais !
-
Mais quand est-ce que vous allez comprendre !
rétorqua Aphrodite d’un air las. Ce garçon est comme
Athéna ! Il a été choisit par un
Dieu !
-
Ce petit humain insignifiant n’est pas un Dieu
Aphrodite !! cria Héra en tapant du poing sur le bras de son
trône d’or.
-
J’ai jamais dis ça, je signale simplement que son
corps et son âme ont été habités par un Dieu aussi, même si
l’âme d’Hadès est loin, il a apprit à apprivoiser ce
corps humain et que, par conséquent, où qu’il soit, il est
tout à fait capable de le protéger tout comme l’âme
d’Athéna protège le corps faible qu’elle habite. Je
vous avais prévenu vous ne pourrez pas toucher à ce
petit.
Héra soupira et détourna le regard de la Déesse à la longue
chevelure dorée et soupira de lassitude. Se fut au tour de Poséidon
de prendre la parole, incarné sous les traits de Julian
Solo.
-
Il va falloir trouver une autre solution, de toute
évidence si nous levons la main sur le Chevalier, nous nous
frottons à Hadès. Personnellement ça ne me dérange pas de le défier
mais mon âme étant sellée dans une jarre, j’ai bien moins de
pouvoir, je ne pourrais lutter.
-
Il est hors de question que les Dieux se battent entre
eux, coupa Zeus.
-
C’est pourtant ce que moi et Athéna avons fait,
rétorqua Poséidon.
-
Je ne veux pas qu’ils en viennent aux
mains.
-
Bon soit ! s’écria Artémis. Mais je vous
signale qu’Hadès gagne en puissance et que d’ici peu il
relèvera son armée pour attaquer le Sanctuaire de ma petite
sœur bien aimée et, dois-je le préciser ?, il
n’est plus protégé.
-
Je ne vois qu’une seule solution, reprit
Aphrodite.
Tous étaient
suspendus à ses lèvres, aussi elle se leva pour être sûre que tous
puissent l’entendre, et elle fit le tour de
l’assemblée.
-
L’armée d’Athéna est en bien mauvaise
posture. Certes, ces Chevaliers Divins sont puissants et sauront
résister, mais pas contre 108 nouveaux spectres, ni même contre
Hadès et nous ne pouvons nous permettre d’attendre
qu’une nouvelle armée de Chevalier d’Athéna soit
prête.
Zeus devint plus
attentif, certainement réceptif à ce que disait Aphrodite, et
Perséphone sourit, comprenant soudainement où elle voulait en
venir.
-
Il faudrait nous-mêmes recréer son armée, termina la
Déesse de l’Amour.
-
Et comment comptes-tu t’y prendre j’aimerais
bien le savoir ! rétorqua Héra.
-
En ressuscitant ses plus puissants guerriers morts en
voulant préserver la paix.
-
Serais-tu devenue folle !! Jamais nous n’en
sommes arrivés là et c’est contre les lois que nous avons
instauré il y a des milliers
d’années !!
-
J’en suis bien consciente, reprit Aphrodite avec
calme, mais Hadès ne les a-t-il pas lui-même bafoué en refusant le
sceau d’Athéna ? Le but est d’accepter la défaite
et d’attendre deux cents ans avant de revenir. Hadès
n’a pas respecté sa part du marché, par conséquent
l’armée d’Athéna n’a pas le temps de se
recomposer.
-
Cela suffit ! s’emporta Héra en se dressant de
toute sa taille. Jamais je n’ai entendu tant de
blasphèmes ! Ressusciter des humains ! Ils ont été punis
pour avoir levé les mains sur des
Dieux !
-
Ils ont été punis pour avoir sauvegardé la paix sur
Terre, coupa Zeus.
Tous se turent dans
l’assemblée, Héra et Aphrodite se rassirent et Athéna retint
son souffle. C’était invraisemblable, Zeus serait-il
d’accord ?
-
Hadès a effectivement ignoré nos lois, reprit le Dieu des
Dieux, aussi nous nous devons de lui faire face comme il se
doit.
Il se tourna vers
Athéna qui n’en revenait toujours
pas.
-
De plus, continua-t-il, en sortant ces douze âmes du
Monde des Morts cela affaiblira d’avantage Hadès qui se
nourrit, comme vous le savez, des âmes punis dans son
royaume.
-
Mais c’est pas croyable d’entendre ça !
s’énerva Héra. Je refuse d’accorder cette grâce à de
simples humains !
-
Zeus !
Tous se tournèrent
vers Athéna qui avait enfin reprit la
parole.
-
C’est un véritable honneur qui vous envisagiez
d’accorder cette grâce à mes Chevaliers morts au combat mais
… je refuse.
-
Quoi ! rétorqua Aphrodite.
-
Là j’suis largué, déclara
Poséidon.
-
Et se n’est certainement pas pour les mêmes raisons
que moi ?! s’offusqua de nouveau
Héra.
-
Expliques-toi ma fille, demanda doucement
Zeus.
Athéna prit une
grande inspiration.
-
Hadès avait accordé ça à quelques uns de mes Chevaliers,
commença-t-elle les yeux fiers, mais ça n’était qu’une
illusion, il ne leurs avait accordé que douze heures de sursit. Je
ne veux pas de votre indulgence, si elle aussi, n’est
qu’une illusion.
Poséidon soupira et
ferma les yeux, se frottant les tempes, Héra leva les yeux au ciel,
Aphrodite resta bouche bée et Zeus sourit
doucement.
-
Ça n’est pas une illusion, dit-il en avançant vers
sa fille.
-
Je l’attendais, marmonna
Héra.
-
Tes Chevaliers reviendront à la vie, et resteront en vie
lorsqu’Hadès sera enfin sellé. Ensuite, je leur confierais la
mission de former les nouveaux Chevaliers d’Or qui auront la
charge de surveiller le Sanctuaire. Ne t’en fais pas, la vie
que je leur accorde est une deuxième
chance.
Les larmes aux yeux,
Athéna se leva et s’agenouilla devant l’assemblée des
Dieux.
-
Merci, merci infiniment, dit-elle
humblement.
Une soudaine émotion
traversa l’assemblée, mais elle fut bientôt brisée par
Perséphone qui prit la parole.
-
Bon, dit-elle dans un sourire contrit, moi je veux bien
libérer les âmes mais, je ne sais faire ça qu’en théorie,
j’espère que vous vous avez une idée de ce que va être la
pratique.
Héra se leva
brusquement et quitta la salle des trônes, outrée, d’un pas
précipité.
...
J'ai écris ça en regardant "Terminator 2" et j'suis
plutôt fière du résultat
Faut dire aussi que j'ai écris le
premier chapitre en regardant "Avatar" et là aussi j'étais fière

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